• L' Indouisme

     

    L' Indouisme

     

    Origine du mot hindou : Il dérive du nom sanskrit du fleuve indus, Sindhu. Devenu hindu dans la prononciation persane, le terme ne désigna d’abord que les peuples établis sur les rives du fleuve, avant d’englober tout le sous-continent et sa population. Lorsque les Arabes atteignirent l’Inde, au VIIème siècle, ils utilisèrent le mot al-hind pour désigner l’entité géographique, mais aussi tous les habitants de confession autre que musulmane. Il s’agit donc dans tous les cas d’une appellation imposée de l’extérieur. Le mot hindou fut enfin repris par les navigateurs portugais qui accostèrent en Inde au XVIème siècle et pour qui l’hindouisme ne formait qu’une seule et même religion.

     

    L' Indouisme

    Nisargadatta Maharaj

    L Éveil contient toute expérience. Mais celui qui est éveillé est au-delà de toute expérience. dieu vous connaît quand vous vous connaissez vous-même. la vérité est vous-même.

    Cessez de vous en éloigner en lui courant après. au lieu de chercher ce que vous n'avez pas, trouvez ce que vous n'avez jamais perdu.

    c’est en vous imaginant séparé que vous avez créé le fossé. Vous n'avez pas à le traverser. Il vous suffit de ne pas le créer. vous pouvez suivre une voie ou une autre - mais à chaque fois, ce sera la voie juste pour ce moment-là. vous êtes Dieu, mais vous ne le savez pas. quand vous ne demandez rien, ni au monde, ni à Dieu, quand vous ne désirez rien, ne cherchez rien, l'État Suprême vient à vous, sans que vous l'ayez invité ni attendu. renoncez à tout et vous gagnez tout. Ce dont vous avez besoin se présentera à vous si vous ne désirez pas ce dont vous n'avez pas besoin.

     

     

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    Bhagavad Gita

    Tout entier purifié par l'intelligence, maîtrisant le mental avec détermination, renonçant aux objets qui font le plaisir des sens, affranchi et de l'attachement et de l'aversion, l'homme qui vit en un lieu retiré, qui mange peu et maîtrise le corps et la langue, qui toujours demeures en contemplation, détaché, sans faux égo, sans vaine puissance ou vaine gloire, sans convoitise ni colère, qui se ferme aux choses matérielles, libre de tout sentiment de possession, serin, - cet homme se trouve certes élevé au niveau de la réalisation spirituelle. mais le bonheur né du contact des sens avec leurs objets, qui d'abord est pareil au nectar, mais à la fin prend le goût du poison, ce bonheur est dit appartenir à la passion.

    Le Seigneur Bienheureux dit: Abandonner les fruits de toute actes, voilà ce qu'entendent les sages par ce mot, "renoncement" [tyâga]. Et ce que les grands érudits nomment "sannyâsa ", c'est l'état même de l'homme qui pratique ce renoncement. L'homme d'intelligence, établi dans la vertu, qui ne hait l'action défavorable ni s'attache à l'action propice, n'éprouve aucun doute quant à l'agir. Impossible, en vérité, est, pour l'être incarné, le renoncement à tout acte. Et donc, le vrai renoncement, on dira que le pratique celui qui renonce aux fruits de l'acte. […] L'homme peut goûter les fruits de renoncement par la simple maîtrise de soi, le détachement des choses de ce monde et le désintérêt à l'égard des plaisirs matériels. Là réside en fait la plus haute perfection du renoncement.

    Le Seigneur Bienheureux dit: Absence de crainte, purification de l'existence, développement du savoir spirituel, charité, maîtrise de soi, accomplissement des sacrifices, étude des Vedas, austérité et simplicité, non-violence, véracité, absence de colère, renoncement, sérénité, aversion pour la critique, compassion, absence de convoitise, douceur, modestie et ferme détermination, vigueur, pardon, force moral, pureté, absence d'envie et de pureté des honneurs, - telles sont, ô descendant de Bharata, les qualités spirituelles des hommes de vertu, des hommes nés de la nature divine.

    La nature matérielle est formée des trois gunas: vertu, passion et ignorance. O toi sans péché, sache que la vertu, le plus pur des gunas, éclaire l'être et affranchit des suites de tous ces actes coupables. Celui qu'elle gouverne développe le savoir, mais dans un même temps, devient conditionné par le sentiment de bonheur qu'elle procure. La passion, sache-le, consiste en soifs, en désirs ardents et sans fin, ô fils de Kunti. Elle rive l'âme incarné qu'elle domine à l'action matérielle et à ses fruits. Quant à l'ignorance, ô descendant de Bharata, sache qu'elle cause l'égarement de tous les êtres. Ce gunas entraîne folie, indolence et sommeil, qui enchaînent l'âme incarnée. La vertu attache au bonheur, la passion aux fruits de ses actes, et l'ignorance à la folie, ô descendant de Bharata. Qui meurt sous la vertu gagne les planètes supérieures, las planètes pures où vivent les grands sages. Qui meurt sous la passion renaît parmi les hommes qui se vouent à l'action intéressée. Et qui meurt sous l'ignorance renaît dans le monde des bêtes

    Quand l'homme d'intelligence cesse de voir en terme d'identités multiples, dues à des corps multiples, il atteint la vision de brahman. Alors, par tout, il ne voit que l'âme spirituelle. […] Comme l'éther, qui, partout répandu, ne saurait partout, lui de nature subtile, se mêler à rien, ainsi l'âme, de la substance du brahman, bien que dans le corps, ne se mêle pas avec lui. Comme le soleil, à lui seul, illumine tout l'univers, ainsi, ô descendant de Bharata, l'âme spirituelle, à elle seule, éclaire de la conscience le corps tout entier. l'Ame Suprême, certains La perçoivent à travers la méditation, d'autres en cultivant la connaissance, d'autre encore par l'action non intéressée.

    L'humilité, la modestie, la non-violence, la tolérance, la simplicité, l'acte d'approcher un maître spirituel authentique, la pureté, la constance et la maîtrise de soi; le renoncement aux objets du plaisir des sens, affranchissement du faux ego et la claire perception que naisse, maladie, vieillesse et mort sont maux à combattre; le détachement d'avec sa femme. ses enfants, son foyer et ce qui s'y rattache, l égalité d'esprit en tout situation, agréable ou pénible; la dévotion pure et constante envers Moi, la recherche des lieux solitaires et le détachement des masses, le fait de reconnaître l'importance de la réalisation spirituelle, et la recherche philosophique de la Vérité Absolue, - tel est, Je le déclare, le savoir, l'ignorance tout ce qui va contre.

    Celui, envieux de rien, qui se comporte avec tous en ami bienveillant, qui de rien ne se croit le possesseur, qui du faux ego est affranchi et dans la joie comme dans la peine reste le même, qui plein de pardon, toujours connaît le contentement, qui avec détermination est engagé dans le service de dévotion, et dont le mental et l'intelligence sont en accord avec Moi, celui-là M'est très cher. Celui qui jamais n'est cause d'agitation pour autrui et que jamais non plus l'agitation ne trouble, que joies et peines n'affectent pas, celui-là M'est très cher. Celui qui ne dépend en rien des modes de l'action matérielle, l'être pur, expert en tout, libre de tout anxiété, affranchi de la souffrance, et qui ne recherche point le fruit de ses actes, celui-là, Mon dévot, M'est très cher. Celui qui ne se saisit ni de la joie ni de la peine, qui ne s'afflige ni convoite, qui renonce au favorable comme au défavorable, celui-là, Mon dévot, M'est très cher. Celui qui envers l'ami ou l'ennemi se montre égale, et le même devant la gloire ou l'opprobre, la chaleur ou le froid, les joies ou les peines, l'éloge ou la blâme, qui toujours est libre de toute souillure, silencieux, satisfait de tout, insouciant du gîte, et qui, établi dans la connaissance, Me sert avec amour et dévotion, celui-là M'est très cher. Celui qui, plein de foi, dans cette impérissable voie du service de dévotion s'engage tout entier, faisant de Moi le but suprême , celui-là M'est infiniment cher.

    Si tu en peux ô Mon cher Arjuna, ô conquérant des trésors, attacher sur Moi ton mental sans faillir, observe alors les principes régulateurs du bhakti-yoga; tu acquerras ainsi le désir de M'atteindre. Si toutefois tu ne peux te soumettre aux principes régulateurs du bhakti yoga, alors essais de Me consacrer tes oeuvres, car en agissant pour Moi, tu atteindras l'état parfait. Et si tu peux même agir dans cette conscience, alors efforce-toi de renoncer à tout fruit de tes actes, et en l'âme d'établir ta conscience. Mais si à cette pratique non plus tu ne peux te plier, cultive alors la connaissance. Supérieur à la connaissance, néanmoins, est la méditation, et supérieur à la méditation, le renoncement aux fruits des actes, car ce renoncement peut conférer, pour le mental, toute paix.

     

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    Upanishads

    Pour pratiquer un tel Yoga, il faut être guidé par un guru qui soit versé dans les Védas, dévot de Vishnu, bienveillant ; qui connaisse bien le Yoga et le pratique à fond ; qui ait l'âme formée par le Yoga, purifiée par le Yoga ! Seul un tel précepteur dévoué à ses propres maîtres et vrai serviteur du Seigneur mérite le nom de Guru. Mais Gu c'est les ténèbres, et Ru c'est la lumière qui les repousse et les disperse, ainsi le guru vainc-t-il l'ignorance ! Le maître est le Brahman Il est le Chemin qui y mène. Il est le Savoir essentiel et le Refuge inviolable. Le maître est la Carrière, il est l'enjeu suprême ; lui seul enseigne l'Absolu et pour cela domine tout et que ce soit dans l'une ou l'autre forme, contempler la lumière intérieure sans cligner des yeux constitue ce que l'on nomme le Geste de Shiva. Il sanctifie l'endroit où il se tient, il délivre l'univers de toute souillure l'adepte qui est parvenu à ce stade de réalisation. Et qui, par chance, rencontre et vénère un adepte parvenu à ce stade est libéré des liens du péché. Un tel yogin assume la forme même de la lumière qu'il perçoit par sa vision intérieure, car son regard, guidé par le Maître suprême, perçoit le Soleil rayonnant, puis l'intelligence cachée dans la caverne du cœur, enfin l'Esprit Quatrième au-delà des seize qualités.

     

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    Voici l'expérience intérieure : Sushumnâ, l'artère du Brahman, est au milieu du corps subtil ; par son éclat, elle ressemble au Soleil et à la Pleine Lune ; elle jaillit du Centre de la Base et monte droit jusqu'à l'ouverture du Brahman ; en elle est l'Énergie, tel un serpent enroulé sur lui-même, flamboyant comme mille éclairs, délicate comme une tige de lotus. Lorsque l'adepte l'a vue, ne serait-ce qu'en esprit, il est délivré des liens de l'existence corporelle, grâce à la purification que cette vision opère en son être ! Et quand, par le Yoga du Passeur, l'adepte perçoit en permanence une lumière au sommet de son front, il a atteint la perfection. Puis, s'il se bouche les oreilles avec l'extrémité de ses index, il perçoit un son pareil à la syllabe Phut ; fixant son attention sur ce son, il perçoit alors, en son esprit, une lumière bleue située au milieu de son front et il connaît, grâce à cette vision, une joie que rien ne peut surpasser. D'autres fois, cette même lumière est vue de l'intérieur du cœur : si l'on veut donc gagner la Délivrance, on devra pratiquer de la sorte l'expérience intérieure !

    L' Indouisme

    Voici l'Upanishad du Passeur qui conduit à l'Unité : nous allons l'exposer pour le bien de celui qui a dompté ses sens et acquis les six vertus : Paix du cœur, Maîtrise de soi, Arrêt des vains désirs, Patience, Concentration mentale, Confiance. Tout en méditant sur le mantra à cinq syllabes : « Je suis la Conscience universelle », l'adepte ferme les yeux, complètement ou à demi, et tourne son regard vers l'intérieur de lui-même ; il perçoit alors au-dessus d'un point à hauteur du front, entre les deux sourcils, une masse lumineuse, c'est le Brahman suprême, Être-Conscience-Béatitude à Qui il s'identifie ! Car c'est lui, le Brahman suprême, qui aide à traverser le fleuve angoissant de la vie, avant la naissance, durant l'âge adulte et à l'heure de la mort : d'où son nom de Passeur. De même, si l'on sait reconnaître que l'Âme vivante et le Seigneur lui-même ne sont que de vaines illusions, et si l'on parvient à rejeter même ce qui se trouve au-delà en disant : « Non ! Ce n'est pas Cela ! Ce n'est pas Cela ! » on perçoit le Brahman comme unique. D'où le nom du Yoga « qui fait passer » et conduit à l'Unité.

    Abandonnant le rituel, indifférent au blâme et à la louange, il marche au hasard sur la route comme fait l'ascète-mendiant. Qu'on l'invite ou qu'on le repousse, cela n'est rien pour lui ; il n'a plus besoin de mantra, ni de yoga, ni de bhakti. L'invisible n'est rien pour lui, ni, non plus, le visible ; plus de « moi » ni de « toi » pour lui : l'univers même a disparu ! Mendiant, ferme en son vœu, il va, désormais sans demeure, dédaignant l'or et les regards des filles, ne cherchant plus à dominer quiconque ! Car un ascète avide d'or, se détache de l'Absolu ; s'il le touche, il devient démon, et tue son âme s'il le prend ! Le Parama-hamsa, ne doit donc ni vouloir de l'or, ni toucher l'or, ni s'en saisir, mais chasser de son cœur tous les désirs

    Le renonçant, tu le sais bien, doit quitter sa famille, épouse, enfants, tous ses amis, dépouiller les signes de caste : la mèche, le cordon sacrificiel ; ne plus réciter la Véda, et même cesser d'accomplir les actes rituels ! En signe d'abandon du monde, il ne doit plus avoir qu'un pagne, un bâton, une couverture, et se vouer au service d'autrui. Ceci pourtant n'est pas le mieux car le vrai renonçant n'a pas plus besoin de bâton que de mèche ou de cordon rituel. On ne l'entend se plaindre ni du froid ni du chaud peu lui importe qu'on le blâme ou que l'on vante ses mérites Car il est libre des six vagues de l'Océan du Samsâra la faim, la soif et la douleur, l'aveuglement, la vieillesse et la mort ! En devenant un Parama-hamsa, il a cessé à tout jamais de critiquer autrui, ou de s'enorgueillier de soi. Il a quitté l'envie, la tromperie, l'arrogance et l'avidité, le bonheur, le malheur, l'amour, la haine et la colère ; l'impatience et l'égarement, la joie, la peine et l'égoïsme, jusqu'à ce que son propre corps lui paraisse être une charogne ! En effet, celui qui perçoit que le corps est la seule cause par laquelle on déchoit, on doute, on verse dans l'erreur, s'en détache à jamais, s'éveille et s'établit fermement en lui-même ! Apaisé, immobile, il dit : Je suis Unité, Joie, Conscience ! En vérité, réside là le rôle qui m'est dévolu ! Là est mon Absolu, là ma mèche, et là mon cordon ! Je connais ce qu'est l'Unité ; mon Âme n'est plus séparée, mais unie à l'Âme cosmique : voilà ce qu'est la vraie Jonction !

    Un jour Nârada, le Prophète s'approcha avec révérence de Vishnu, le Seigneur, pour lui faire cette question : Dis-moi, Seigneur, quelle est la voie suivie par les yogins dits « Parama-Hamsas » et quelle est leur doctrine ? A quoi le seigneur répondit : Nul chemin, en ce monde, n'est plus difficile à trouver que celui de ces yogins-là, et bien peu le fréquentent ! Pourtant celui qui s'y engage est à jamais purifié ; et ceux qui savent voient en lui un véritable homme védique, un homme de grandeur ! Car la pensée d'un tel yogin étant toujours fixée sur Moi, je m'installe en retour au plus intime de son être.

    Il faut vénérer l'Âme qui est faite de la pensée, dont le corps est souffle, la forme lumière, l'être espace.

    A voir l'Hindouisme

     

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